« Qui est responsable de la protection du patrimoine? »
Cette question n’est pas neutre. En effet, la controverse autour de la Maison du gardien sise dans le Cimetière Notre-Dame à Gatineau ne semble pas terminée. Pour l’instant, le propriétaire met sur la glace toute velléité de poursuivre sa demande de démolition … jusqu’en 2011. Il n'en demeure pas moins que la maison construite en 1911 est toujours en sursis malgré le fait que le propriétaire ait été débouté deux fois plutôt qu’une par le conseil municipal.
Mais qu’attendent nos élus pour protéger adéquatement ce bâtiment ? Compte tenu des nombreux gâchis entourant le patrimoine à Gatineau, la Ville possède des responsabilités sociales et culturelles afin de faire comprendre à des propriétaires récalcitrants que le patrimoine sera vivement protégé. En conséquence, il faudrait s’attendre à ce que des actions rapides soient entreprises afin que la Maison du gardien soit citée. Contrairement à ce que l’on entend, le droit de propriété n’est pas absolu. Ce lieu commun est détruit par le simple fait, entre autres, qu’un droit de passage est accordé lorsqu’un terrain est enclavé ! Nous pensons que la Ville est dotée de tous les outils pour agir rapidement.
À cette responsabilité liée à la Ville, il existe un deuxième cadre de responsabilité. Ce dernier concerne spécifiquement le propriétaire. Il devrait posséder une conscience sociale et agir en bon citoyen corporatif. Au lieu de fanfaronner et de menacer la Ville de poursuites devant les tribunaux, pourquoi ne pas s’asseoir autour d’une table et négocier de bonne foi ? Au contraire, le propriétaire semble nous dire que le temps arrangera les choses et qu’il parviendra à ses fins, à savoir la démolition de l’immeuble.
Cette situation n’est pas sans rappeler ce qui s’est passé Chez Henri.
La Ville doit agir et faire entendre raison au propriétaire. Si jamais la situation se dégradait au point où nous nous retrouvions devant un désastre, la responsabilité serait partagée conjointement entre la Ville et le propriétaire.
Michel-Rémi Lafond,
Directeur général du CRCO
Crédit de la photo de la Maison du gardien du Cimetière Notre-Dame à Gatineau :
pp. 65 et 107 du document public du site de la Ville de Gatineau (gatineau_inventaire_classement_patrimoine_bati.pdf).
15 mars, 10 h 12
« Le Grand Désintéressement
Sur Gatineau s'est abattu le Grand déferlement
Et la Belle a perdu le Souvenir….
Autrefois fière de ses ancêtres et ses racines
Elle comptait une multitude d'auteurs et d'artistes
De bourgeois et de gens ordinaires courageux et fiers
De ce qu'ils avaient construit ici, leur terroir, leur patrie.
Puis est venue la Prospérité
Et son armada de marteaux-piqueurs et bulldozers
Suvie d'une vague de déracinés
Venus de partout ad mari usque ad mari
Créchant ici en transplantés résignés
Nourrissant au fond du coeur
L'amour du berceau, la nostalgique de leurs origines.
Le Grand Gatineau a du mal à inspirer
L'attachement et l'appartenance nécessaires
Aux grands élans du cœur, aux appels, à la dévotion
Essentiels à une mémoire collective agissante
Et laisse s'éteindre ses derniers Souvenirs….. »
Louise Dumoulin, Ville de Gatineau
12 mars, 09 h 46
« J'apprécie particulièrement les précisions de madame Laferrière. En effet, le soutien public nécessite qu'un projet sérieux soit déposé. Dans ce cadre, le propriétaire devrait faire ses devoirs.
Il n'en reste pas moins que monsieuir Fortin a tout à fait raison, la Ville doit prévoir dans sa future politique des mesures bien identifiées pour que le patrimoine soit enfin mieux protégé. »
Michel-Rémi Lafond, Ville de Gatineau
12 mars, 09 h 24
« Puisque le propriétaire considère que le bâtiment n'est pas en danger, la Ville pourrait déjà mettre sur pied un projet de mise en valeur et de protection avec des spécialistes et la coopération du propriétaire. Il s'agirait de rassembler une équipe multi-disciplinaire formée d'un ou une historienne-muséologue, d'un ou une architecte, d'un ou une spécialiste du design muséologique et d'un ou une personne sensible aux personnes qui vivent un deuil.
Je prêche pour ma paroisse! Oui. C'est que j'en vois les possibilités, les avantages non seulement pour le propriétaire, mais aussi pour toute la communauté de l'Outaouais. Il ne s'agit pas d'en faire qu'un musée, mais un lieu d'activités diverses où le passé et le présent se côtoient. Cette maison et son site sont un haut lieu de mémoire. Ils sont rattachés à la vie des hommes et des femmes d'ici, fondateurs, bâtisseurs, éducateurs, créateurs, ... nos ancêtres, nos aïeuls et aïeules! »
Michelle Guitard, Ville de Gatineau
12 mars, 08 h 56
« La Ville de Gatineau compte se doter d'une Politique sur le patrimoine. Espérons qu'elle établira clairement des priorités en termes de préservation et de mise en valeur, des cadres d'intervention, des incitatifs et des moyens ainsi que les rôles et responsabilités de chacun dans le domaine. »
Marc Fortin, Ville de Gatineau
12 mars, 08 h 45
« Je ne comprend pas le point de vue des propriétaires de la maison du gardien lorsqu'elle dit que les 25000 $ offerts par la ville ne sont pas suffisants. Bien sûr que ce montant n'est pas suffisant sauf que nous sommes prêts à offrir 25000 $ de façon récurrente en autant qu'un projet sérieux de maintien des caractéristiques extérieures de la maison soient conservées et mises en valeur. Nous venons de voter au dernier Conseil l'inclusion du 75 boulevard Fournier comme immeuble ayant une valeur patrimoniale supérieure et, à ce titre, celui-ci pourra obtenir des subventions pour le maintien du patrimoine bâti. »
Denise Laferrière, Ville de Gatineau
12 mars, 08 h 45
« Enfin une position claire sur la question du patrimoine. J'espère que les fonctionnaires de la ville et les élus vont comprendre que l'action est nécessaire. Le temps de reporter à plus tard est terminé.
Bravo le CECO. »