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François-Xavier Simard

En 2011, François-Xavier Simard a réalisé un rêve en publiant deux livres coup sur coup chez deux éditeurs. D’abord un roman chez Vents d’Ouest, Papa, parle-moi anglais comme maman – porté au cinéma en 2012 par les Productions Ashia – et une biographie de mille pages : Cinquante ans au service de la Francophonie, qui raconte le parcours d’un mécène de la région, Jacques de Courville Nicol.

Depuis 1977, François-Xavier Simard poursuit un seul but : vivre pour écrire et vivre de sa plume, peu importe les sacrifices. Il a d’ailleurs déjà publié un livre sur le sujet : Parcours d’un rebelle - comment vivre de sa plume ?  Auteur d’une quinzaine d’ouvrages (http://www.francois-xavier-simard.com) chez des éditeurs de Gatineau, de Montréal, de Paris et d’Ottawa, il  reçoit l’an dernier l'Ordre international de la Pléiade – dialogue des cultures –, en même temps qu’Antonine Maillet et Jack Layton. Le quotidien Le Droit et Radio-Canada le nomment « Personnalité de la semaine ». Le 7 février 2012, un gala est organisé en son honneur et en celui des 51 autres lauréats à la Maison du Citoyen.

 

Écrire pour le plaisir

Dès son jeune âge, François-Xavier Simard s'intéresse à la littérature. Il a toujours le nez dans les livres. Il grandit à Chicoutimi où il fréquente le séminaire jusqu’à l’arrivée des cégeps, en 1965. Après un baccalauréat et une maîtrise à l'Université de Montréal, il entre à la Sorbonne, où il obtient un doctorat de 3ecycle en littérature française contemporaine.
 

Mes parents insistaient pour que je fasse des études universitaires. Mon père voulait que je sois notaire. Quand je lui ai dit que je voulais aller en littérature, il ne m’a pas donné le choix – sinon il me coupait les vivres – de me rendre jusqu’au doctorat.


À son retour au pays en 1977, il entre au service du gouvernement du Québec (Office de la langue française), puis aux Affaires étrangères du Canada. Un travail qui l'amène à voyager dans de nombreux pays.

Il publie ensuite son premier livre : Le français, langue internationale. Puis un autre, La Crise mondiale de notre fin de siècle,  à l’occasion du Sommet du G8 à Montebello, en 1981. La recherche-écriture de volumineuses biographies a suivi, d’abord Les Conquérants, récits de quinze autodidactes francophones devenus millionnaires.  Tout au long de sa carrière, François-Xavier Simard écrira par pur plaisir sur des sujets divers. Il rédige une dizaine d’essais, romans et biographies, mais jamais de poésie. « Je laisse ça à d'autres », précise-t-il.

 

Portraits de gens d'ici, dont Jean Despréz et Pierre Péladeau

François-Xavier Simard est l’auteur ou le coauteur de biographies d’intérêt national et international, dont celles de Pierre Péladeau, de Jean Despréz (Laurette Larocque-Auger) et de Fulgence Charpentier. Il en fait sans relâche la promotion, en France et chez nous, dont le récit de la vie et de l’œuvre de Jean Despréz, surnommée « notre George Sand ». En 1939, elle fut la première femme réalisatrice à Radio-Canada et en 1944 - avec Judith Jasmin - et la scénariste du premier long métrage de langue française en Amérique du Nord, Le Père Chopin.

Mais Jean Despréz n'est pas la première personnalité régionale dont François-Xavier Simard dresse le portrait. Il écrit la biographie à succès Pierre Péladeau, l’homme à la tête d’un empire, quelques mois avant le décès de ce dernier survenu en 1996.  Ce livre fracassera des records de vente, soit 32 000 exemplaires en quatre éditions.

 

Fulgence Charpentier, la mémoire du XXesiècle

 

François-Xavier Simard consacre dix ans de sa vie à préparer et à rédiger la biographie de près de près de mille pages de Fulgence Charpentier. Personnage plus grand que nature, Charpentier écrivait encore une chronique internationale à l’âge de 102 ans dans le quotidien Le Droit
 

Honneur à Fulgence Charpentier, doyen sans rival des journalistes toujours en exercice dans le monde, écrit Pierre George dans quotidien Le Monde. Le centenaire prouve que le journalisme n’use que si l’on ne s’en sert pas. Et s’il devait en connaître brutalement le mot de la fin, ce qu’on ne lui souhaite pas, qu’au moins cela se fasse à la Molière : sur scène, à son bureau, le nez dans sa dernière chronique.[1]

Charpentier ressemblait à un empereur romain. Il avait des connaissances extraordinaires du monde, de la politique et de la littérature. Il se souvenait de tout malgré son âge avancé. Il s’éteindra suite à une pneumonie en 2001, à l’âge de près de 104 ans.

 


 

François-Xavier Simard a encore plusieurs projets de romans. Le prochain à paraître sera ce qu’il qualifie sans prétention de « roman de la tendresse » sous le titre Une main est venue.  Il a aussi d’autres projets de biographies. Il ne voit pas le jour où il cessera d'écrire.


Souhaitons à François-Xavier Simard un avenir à la hauteur de ses espérances ! 

 


 

Livres dont François-Xavier Simard est l’auteur

 

Papa, parle-moi anglais comme maman, Vents d’Ouest, 2011. Roman.

 

Jacques de Courville, 50 ans au service de la francophonie, Baico, 2011. Biographie.

 

Omer Deslauriers (1927-1999). Visionnaire, rassembleur et bâtisseur, Vermillon, 2008. Biographie.

 

Fulgence Charpentier (1897-2001). La mémoire du XXesiècle, Vermillon, réédité en 2008. Biographie.

 

Jean Despréz (1906-1965). Une femme de tête, de courage et de cœur, Vermillon, 2001. Réédité en 2002. Biographie.

 

« Sur le pont qui chante », dans Un lac, un fjord, Éditions JCL, Chicoutimi, 1999. Nouvelle.

 

« Carla, sans frontières », dans Frontières vagabondes, Éditions Vents d’Ouest et Erti, Gatineau et Paris, 1997. Nouvelle.

 

Jeux d’adresses, Vents d’Ouest, Gatineau, 1996. Nouvelles.

 

« L’adresse du feu », dans Jeux d’adresses, Vents d’Ouest. 1996. Nouvelle.

 

Pierre Péladeau, l’homme derrière un empire, Quebecor, Montréal, 1996. Biographie.

 

Milenka, Vents d’Ouest, Gatineau, 1995. Roman.

 

Les Conquérants, Béluga, Montréal, 1989. Essai.

 

La Crise mondiale de notre fin de siècle, Éditions François de Martigny, Montréal, 1982. Essai.

 

Le français, langue internationale, Éditions les Biennales de la langue française, Paris, 1977. Essai.



[1]
Pierre George, « Le doyen », Le Monde, Paris, 29 juin 1997.

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