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Andrée Préfontaine

L’artiste multidisciplinaire Andrée Préfontaine voyage dans le temps.  La musique et la vidéo occupent l’espace de son art de vivre.

Lavalloise de naissance, elle a fait des études en art visuel, en musique et en interprétation à Montréal (Baccalauréat en interprétation violoncelle, Université de Montréal, 1982; Maîtrise en arts plastiques, Université du Québec à Montréal, 1998).  À partir de 1988, elle renouvelle ses idées, ses passions et met ses outils de travail d’artiste à l'œuvre.  Son violoncelle développe un langage unique depuis qu'elle habite l’Outaouais où elle a étudié en arts plastiques (Baccalauréat en arts plastiques, Université du Québec à Hull, 1994), et où elle vit, enseigne et pratique son art.

Déployant ses ailes animées parmi ses multiples amours artistiques en art visuel, en art médiatique et en musique, elle s’exprime de façon pour le moins originale et singulière, avec son violoncelle et l’animation d’images.  Andrée Préfontaine s’offre le plaisir de butiner de l’un à l’autre, se nourrissant de ses formes d’expression, autant par les sons que par les images vivantes de ses vidéos.  Comme un peintre utilise le langage des couleurs, des abstractions et des symboles, les créations de cette  vidéaste exceptionnelle donnent vie à des images et qui font réagir ses personnages avec les ondes musicales qu'elle suscite elle-même pour inciter au mouvement.


 

Elle crée des projets thématiques, alors que l’un nourrit et se relie à l’autre. Voyez par vous-même les exemples que nous propose ce Regard sur... Andrée Préfontaine.

Puisqu’elle aime partager ses œuvres, Mme Préfontaine invite le public à contribuer à l’art vivant qui vit et prend forme devant lui (le public), notamment avec son installation Tutti frutti, œuvre évolutive.  Comme Monet créait son jardin qui devenait sa muse et duquel il s’inspirait, caméra à l’épaule, la vidéaste utilise des fruits qui réagissent à des sons à la fois dissonants et harmonieux , qu'elle reproduit ensuite elle-même sur son violoncelle, alors que le public fait bouger certains de ces fruits.  L’artiste s’anime...  Elle explique : « La poire, l’avocat, la courge ressemblent à un violoncelle.  Par la forme de cet instrument lyrique, majestueux et profond, on devine aussi le corps de la femme... ».  Pas surprenant qu’elle voie une analogie entre la musique et l’humain, une pulsion de vie et de mots, la psychologie du monde sonore.  Elle utilise des caméras et des détecteurs de sons qui les font réagir. Toute une performance et un exploit personnel et spectaculaire!

Son langage artistique nous convainc, sans équivoque.  Elle continue... « Le son peut ajouter plusieurs dimensions supplémentaires, allant jusqu'à la possibilité de sculpter des espaces intangibles, comme le propose Max Neuhaus (cité par Bosseur, 1993).  Il ne s'agit donc pas d'organiser le son pour servir l'image ou l'inverse, mais bien de manipuler ces deux dimensions perceptuelles de façon concomitante afin de servir le propos ».


 

Une autre forme d’expression l’interpelle particulièrement. « Le dessin m’anime beaucoup », raconte l’artiste habitée.  « J’aime sa simplicité, sa sensibilité, ses lignes fines et décidées ».  Elle y voit une connexion avec le cerveau.

Tout est vivant dans son art.  Vivre!  Voici un verbe qui pourrait facilement dépeindre son intention artistique.  La vie, le temps qui passe, elle y voit une intensité, voire une violence.  « ...Je sens l’urgence de vivre le présent, je veux actualiser le moment présent.  J’aime le ludique, celui qui porte à la réflexion, l’action…  Je voudrais renouveler le ‘champêtre’, parler du temps qui passe… ».  Son œuvre prend tout son sens!

Artiste créative, innovatrice, curieuse et généreuse, elle est également professeure de violoncelle. Avis aux passionnés! Elle a aussi partagé ses connaissances et ses techniques avec les étudiants de l’Université du Québec en Outaouais, où elle a été chargée de cours en dessin, langage formel et perception visuelle.

Parallèlement à son art de vivre et de vivre son art, Andrée Préfontaine s’engage et prête son expertise au sein de conseils d'administration, notamment au Centre autogéré d’art contemporain AxeNéo7, au centre de production de vidéo, photo et nouveaux médias Daïmon, à Gatineau (secteur Hull) et à la galerie l’Imagier d’Aylmer.

Au fil des ans, elle a reçu plusieurs prix et bourses :

1995 :    Prix du public dans le cadre du 6e événement de création vidéo Inter-universitaire.
1998 :    Bourse de la Fondation des femmes d'affaires du Québec.
1999 :    Bourse du Conseil des arts et lettres du Québec.
2000 :    Bourse du Conseil des arts du Canada.
2003 :    Prix Nouvelles technologies de la Fondation pour les arts, les lettres et la culture de l’Outaouais.

Elle reconnaît que les bourses et les prix font du bien à l’âme d’artiste qu’elle est, mais ce qui la comblerait, ce serait d‘être « collectionnée », c’est-à-dire qu’une galerie ou un musée achète ses œuvres.


 

Depuis les années 1990, Andrée Préfontaine expose en solo ou en collectif; elle fait des performancesSes œuvres vidéographiques sont diffusées dans de multiples galeries et musées au Canada et à l’étranger.  Elle a exposé notamment dans les villes de Laval, Gatineau, Montréal, Halifax et Toronto et en Europe.

Un de ses projets de vie : être capable de jouer les suites de Bach (trois heures de prestation), rien de moins!

À venir et à voir : une installation, en collaboration avec Guy Jean, sur l’effondrement de l’église Saint-Paul d’Aylmer.  Le titre provisoire est Amnésies, installation prévue pour la fin de 2013.
 


Entrevue et rédaction : Louise Éthier

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Dernière mise à jour : 22 juin 2018
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