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Éric Tardif

Originaire de Kamouraska, ayant grandi au bord des rives du Bas Saint-Laurent, Éric Tardif oscille depuis ses débuts artistiques entre la photographie et la sculpture. Il commence d’abord par exposer ses photographies dans les lieux publics pour se faire connaître et il prend également le temps de voyager. À la fin années 1990 et au début des années 2000, au gré de bourses, d’expositions et de foires, il part en Italie, en Martinique ou encore aux États-Unis, mais ce sont surtout ses expositions au Japon qui marqueront le lancement de sa carrière.

 

Aujourd’hui établi à Gatineau, cet artiste fascine par ses sculptures gracieuses dont la nature est la principale source d’inspiration. Le milieu culturel de l’Outaouais a entre autres eu l’occasion d’apprécier son talent à la 14e édition du Gala d’excellence - Les Culturiades lors de laquelle son œuvre en orme « Le Nid » a été offerte à la lauréate du Prix Hommage. Depuis peu, après avoir mis de côté la photographie pendant près de 20 ans, il revient à ce premier amour. Rencontre avec un artiste multidisciplinaire. 

Le Nid              

Inspiration, recherches et expérimentations

 

Le parcours artistique d’Éric Tardif est caractérisé par une insatiable soif de recherches autour de la nature. Titulaire d’un D.E.C. en écologie appliquée, il a été naturaliste à la Réserve nationale de faune du Cap Tourmente près de Québec. Sa sensibilité pour son environnement naturel fait le lit de son inspiration qu’il exprime d’abord par l’expérimentation photographique. Éric Tardif cherche à traduire l’impression des grands espaces et des horizons sans fins par le biais de photographies à la limite de la figuration et de l’abstraction. Mais, insatisfait des résultats premiers, l’artiste part à la recherche d’une technique qui viendra transcrire ses attentes. Il décide alors de travailler directement sur le négatif et de le griffer. 

Il explique ce geste ainsi :

« Je suis allé jusqu'à égratigner le négatif de mes images afin d'obtenir une impression d'espace infini par la presque dissolution du paysage réel. Mon désir étant de suggérer la légèreté du mouvement, lecture de la lumière fugace, venant baigner l'image première de l’environnement. »

 

Le mouvement le fascine : pour en rendre les effets, l’artiste passe par l’accentuation des traits.

 

À partir de 1997, Éric Tardif s’oriente vers la sculpture. Dans sa formation artistique, il a l’occasion d’explorer différents médiums comme le bois et le papier. Il y découvre un nouveau mode d’expression qui lui permet de traduire toute l’attraction qu’il éprouve pour le mouvement, les courbes et l’espace.  Le bois devient alors son principal support de création.

 

« Par mes recherches et mes découvertes sur une technique de pliage de bois à la vapeur, une technique avant-gardiste et non traditionnelle au Québec, je suis arrivé à un mode d'expression singulier où le désir du mouvement est au cœur même de ma démarche. »

 

La poésie en mouvement

S’il est un animal qui exprime au mieux la grâce des courbes, de l’élan et de la liberté dans l’espace, c’est bien l’oiseau. Éric Tardif, passionné par cet animal à la fois si fragile et élégant, cherche à capter chacun de ses gestes : le déploiement d’une aile, la finesse d’un cou, la légèreté d’un envol. Sous les doigts d’Éric Tardif, le bois devient poétique, le mouvement un ballet d’opéra, lui conférant un style unique. Comme il le dit lui-même: « Chacune des pièces que je crée est produite pour révéler la poésie complexe de la vie des oiseaux dans ses nombreuses formes ». Inspiré également par l’art des Amérindiens, Éric Tardif confère à ses œuvres un style particulier et envoûtant. C’est Joël Irwin du Centre d’art du Parc Algonquin qui qualifia son art de poésie en mouvement.

 

Succès et récompenses

En début de carrière, après plusieurs ventes en galerie, Éric Tardif a pu se mettre à son propre compte. Dans le domaine de la sculpture, il diversifie les formes, notamment en créant des grands formats et expérimente différents types de bois, comme le noyer, l’érable, l’orme et le cerisier.

Entre 2000 et 2005, Éric tardif a reçu plusieurs prix au Québec, au Japon et aux États-Unis, tels que le Prix de la Ville de Québec lors du Plein Art 2000, le prix du Gouverneur de la préfecture d’Hyogo, le Prix d’excellence du maire de Kurashiki, le Prix spécial de L’art actuel France-Japon à Tokyo ou encore le 1er prix Janet Summer à New-York. Ces récompenses marquent l’émergence d’une carrière riche et affirmée. Depuis 2003, l’artiste expose en permanence dans des galeries de Montréal, de Toronto, de Baie Saint-Paul et aux États-Unis.

En 2012, une exposition internationale l’a particulièrement marqué : Birds in art au L. Y. Woodson Art Museum, à Wausau dans l’État du Wisconsin. Venu présenter ses sculptures, Éric Tardif rencontre l’un des plus grands peintres animaliers canadiens, Robert Bateman. Cette exposition constitue alors pour l’artiste  un véritable tremplin, gagnant en reconnaissance à la fois au Canada et à l’international.

 

Aujourd’hui, toujours à la recherche de nouvelles sensations et de défis, Éric Tardif est revenu à la photographie et s’exerce à la sculpture au bronze.

 

Il a participé dernièrement au premier salon de sculpture d’envergure au Québec, intitulé Évènement Scvlptvre Montréal, qui a eu lieu du 10 au 12 octobre, et exposera prochainement dans le Maryland au Bethesda Row Arts Festival les 18 et 19 octobre ainsi qu’au Waterfowl Art Festival du 14 au 16 novembre 2014. Pour une deuxième année, Éric Tardif est finaliste pour le prestigieux prix NICHE, à Baltimore dans le Maryland, pour son œuvre « Le cocon ».

 

Le cocon 

 

Pour en savoir plus à propos d’Éric Tardif et de ses créations, consultez son site Web :  http://www.erictardif.com/Intro.html

 

Rédaction : Edwige Horreaux

 

     

 

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Dernière mise à jour : 16 juillet 2018
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